
On vous dira sur tous les sites de vente en ligne branchés que "c'est un gros canon". Traduction pour ceux qui ont connu Valery Giscard d'Estaing président, ça se boit tout seul, c'est délicat, addictif et digeste. En résumé...C'EST UN GROS CANON ! Réduit à l'ouverture, il faut simplement prendre soin de le laisser respirer 10 minutes pour que son fruit explose, l'idéal étant de le carafer.

Il y aurait dans cette cuvée un peu de tous les cépages du domaine...Sacré pot pas pourri du tout.

Des raisins issus de toutes les parcelles de Grenache noir du domaine; cette cuvée reflète la suprême élégance de ce grand cépage sur tous les types de sols des vignes de Nicolas.

Toujours au rendez-vous du plaisir, ce Grenache charmeur, soyeux et profond est "trop bon" jeune; essayez de l'attendre deux ans pour encore plus de complexité.
Il ne manque pas de fraîcheur "pour un Rhône sud" mais il faut lui laisser l'été pour se poser et le servir dès l'automne venu.
En 2018 Nicolas a pu acquérir une parcelle sur l'appellation Tavel. Et cette cuvée fût tout de suite un coup de maître; cette version amphore, issue d'une macération de grappes entières de Grenache et Cinsault bénéficie d'un élevage long...en amphore.
Assurément un Tavel de garde, comme il était d'usage d'en produire voici quelques décennies.

Bon, c'est un blanc de macération mais pas orange, pas tannique et avec des amers peu marqués. Il n'y a pas de soufre, ça n'est pas filtré, c'est un vrai "nature". Mais pas déviant, pas "punk" pour deux sous. Au fait qu'est-ce donc ? Du Grenache blanc et du Vermentino (pas rares), du Grenache gris et du Picpoul Gris (pas si fréquent) et du Picardan (alors là, il faut déjà chercher pour en voir, c'est un des treize cépages historiques de l'appellation châteauneuf du Pape, mais qui en détient encore ?), macérés ensemble en grappes entières pendant 11 jours.

Du Viognier (bof), élevé 7 ans (...pardon ?), sous voile (damned !). Euh, hé bien, alors là, tout d'même, fallait oser. Il faut le boire pour le croire ! A ne pas mettre en face d'un vin jaune seulement moyen, la défaite jurassienne engendrerait un terrible couroux...