Ixilune est la cuvée de blanc emblématique d'Imanol, composée de petit et de gros manseng de Jurançon ainsi que d'une pointe de Raffiat de Moncade, vieux cépage béarnais quasi disparu que ce vigneron/artiste cultive près d'Orthez. 2022 propose un profil riche et puissant mais dont la salinité et l'acidité mûre des mansengs équilibre ce vin à la concentration hors norme. L'aromatique est complexe, sur fruits jaunes, les agrumes confits, puis sur un ressenti plus épicé débouchant sur une finale structurante, légerement tannique et pourvue d'une matière sèche impressionante (ah, les pressurages lents sur les peaux épaisses des mansengs...). Si l'ensemble impressionne par sa consistance et sa personnalité, il serait bon de le laisser tranquille quelques mois (et beaucoup plus si vous avez une bonne cave et de la patience). Il ne sera jamais un élève sage, mais le temps apaisera sa fougue et lui fera gagner en harmonie. Goûté il y a peu, le 2019 goûte admirablement bien alors qu'il y a intrinsèquement "moins de pinard" que dans ce 2022.

100% chenin de Loire d'Hervé Grenier.


Avant de planter ses propres vignes à proximité d'Orthez, Imanol a commencé par vinifier des raisins achetés en Navarre à une bodega amie. Dès ses déduts, Clandestinus a séduit par son côté soyeux et pulpeux. Cet assemblage de Grenache noir et de Graciano au fruité profond est élevé en divers contenants (cuves, jarres, fûts de contenance variable). Et même si Imanol a vendu des fûts neufs dans une autre vie professionnelle, ne comptez pas sur lui pour tartiner ses vins de grillé-vanille, seuls comptent le respect du raisin et l'expression du fruit.