
Ploussard ou Poulsard, les deux sont admis sans dyslexie. C'est glou-glou, typé "nature", clair, vif et très original. Sortez la raclette et la charcuterie fumée...
Vraiment douée, cette fille là : tout est bon chez elle, y compris ce remarquable crémant à la bulle délicate, totalement non dosé, d'un éclat rare.
Chardonnay. 24 mois d'élevage pour cette nouvelle cuvée pleine d'énergie. Il sera judicieux d'attendre que le vin soit bien en place avant de sacrifier la bouteille (mi-2024 et au delà) : allez, qu'est-ce qu'une année de patience ?

VENTE LIMITEE A UNE BOUTEILLE. Cette bonne vieille parcelle (100 ans, plus, un peu moins, nul ne sait vraiment) complantée de plusieurs variétés de Chardonnay anciens, est un trésor qui offre de merveilleux raisins.
Loreline Laborde est d'origine Montpelliéraine et fut longtemps citadine; à priori peu disposée à devenir oenologue et, qui plus est à s'installer dans une ferme isolée du Jura, à Tourmont, près de Poligny.
Elle produit pourtant depuis 2010 des vins passionnants. Sur 3,5 ha conduits en bio, labourés par ses soins avec sa jument, elle procède à des vinifications naturelles très soignées. Bien sûr, avec les aléas climatiques, la dureté du travail et les deux fillettes à nourrir, Loreline ne peut pas brader ses vins. Elle a dû augmenter les prix depuis ses débuts, tout en restant bien mesurée. La Mamette est définitivement un grand Chardonnay septentrionnal, profond, complexe, vibrant : si vous trouvez l'équivalent en Bourgogne au même prix, faites-nous signe !
Le Trousseau, ce "bon vieux" cépage autochtone qui ne représente guère plus de 5 % des superficies jurassiennes prend toute sa mesure en 2021 chez Loreline.
Ephémère, le retour...Un peu contradictoire, non ? Produit auparavant dans le seul millésime 2016, ce Chardonnay réapparaît à la faveur du millésime 2020, un peu moins chiche que la moyenne des années précédentes qui virent les rendements s'écrouler régulièrement. Et quand il y a du raisin et que c'est bon, il faut se réjouir ! Cette cuvée se goûte plus tôt que la Mamette et offre d'ores et déjà bien du plaisir.

Il arrive (rarement) qu'un ou deux fûts de Chardonnay prennent le voile chez Loreline. Tel fût le cas en 2019 et, après deux ans d'élevage, voici un oxydatif délicat, pas aussi marqué que ses jaunes, bien-sûr, mais tout à fait apte à enterrer les jaunes de Carrlidlecauchinter qui fleurent trop souvent l'alcool à brûler et la noix rance.

Savagnin ouillé. Loreline Laborde est d'origine Montpelliéraine et fut longtemps citadine; à priori peu disposée à devenir oenologue et, qui plus est à s'installer dans une ferme isolée du Jura, à Tourmont, près de Poligny. Elle produit pourtant depuis 2010 des vins passionnants. Son vignoble est conduit en bio, labouré par ses soins avec ses juments, ses raisins bénéficient de vinifications "naturelles" très soignées. 2020 est le premier millésime de Pierre qui a pu bénéficier d'un élevage prolongé à 24 mois. Et quelle différence ! Le Savagnin a encore gagné en profondeur, en droiture et en précision. Un vin vibrant, exempt de notes oxydatives qui se conjuguera à merveille avec les viandes blanches crémées, les poissons de rivière et les crustacés. A ceux qui ont connu la Pierre "bon marché", la hausse de prix pourra sembler confortable. Sachez que dans le contexte général (et un peu jurassien aussi), beaucoup de vins plus coûteux, nécessitant souvent bien moins de travail, sont loin d'offrir une telle plénitude. Laissez lui seulement encore quelque mois de mise en place pour en profiter pleinement en 2024...
Emouvant Savagnin sous voile !