
Un p'tit Pinot bien désaltérant, d'une franche simplicité, pour la saucissonnade apéritive.
Installés depuis 2016 au sud de Clermont-Ferrand entre puy de Corent et puy de Tobize, Camille et Mickaël Hyvert ne sont pas nés de la dernière vendange. Après avoir bourlingué entre les vignes bordelaises, chiliennes et argentines, ils ont eu l'opportunité de reprendre un domaine de 6 ha en bio créé par une grande figure des Côtes d'Auvergne.
Annolium est un Gamay que la facilité conduit à qualifier "de soif", terme un tantinet dévalorisant quand il regroupe nombre de flacons dilués, sans âme et oubliés sitôt avalés. Tel n'est pas le cas ici : naturel (droit), aromatique de Gamay (pas de bonbon) et bouche dynamique. Ah décidemment, c'est un Gamay de soif.
Chardonnay et Pinot Noir (si, si). Les bourguignons ne l'ont pas osé (ou alors, ils le taisent), Camille et Mikael Hyvert n'hésitent pas; et ils ont bien raison car ce blanc délicat balance entre minéralité (oui, le terme est galvaudé, disons franche salinité alors) et une certaine densité. Ca se boit très bien mais "il y a du vin".

Gamay sur sol de basalte élevé en jarres. C'est droit, net, croquant, appétant et pas fatigant pour deux sous. Vive les volcans (éteints).

Dans cette cuvée, le Pinot Noir élevé en jarre prend une belle profondeur tout en conservant éclat et fraîcheur.

Une belle parcelle de Chardonnay exposée sud sur argilo-calcaire; l'élevage en jarres affine ce blanc doté d'un beau volume. Pas de sulfites ajoutés.

Merlot et Cabernet Sauvignon, cépages auvergnats endémiques (?). Bon, avec un "assaisonnement" de Gamay, les deux bordelais complètent leur structure naturelle avec une dose de fraîcheur et de fruits frais. Résultat ? Un joli vin pour viandes rouges rôties, garnies de champignons et/ou pommes de terres au four.